La Germinoise

L’infection au pieds droit s’estompe bien. je continue de soigner mais il n’y a plus d’inquiétude.
Je participe demain à la GERMINOISE,course à pieds de 14km. La course, tracé en deux boucles, traverse une forêt domaniale. Vraiment sympa…
C’est une épreuve somme tout exigeante qui sera un très bon test de retour et une première entrée en matière vers le marathon de La Rochelle.
L’objectif est vraiment de monter physiquement en puissance progressivement avec un point d’étape au semi marathon du Val D’Europe le 29 septembre.

La Germinoise n’est pas un objectif mais elle mérite qu’on fasse bien le boulot…

News

La récupération du 100km n’est au final pas si compliqué que cela.
La semaine dernière, j’ai eu quelques douleurs notamment à la cheville droite mais j’ai soigné cela aussitôt. Pas d’entrainement à pieds important mais 2 jours complets de repos, 3 fois 40 min et des sorties vélo tranquille.
Cette semaine a par contre débuté par une inquiétude car j’ai eu une douleur forte sous la plante du pieds droit. J’ai été voir mon ami podologue qui a décelé une infection et a retiré un corps étranger du type épine. Pendant 5 jours, je dois désinfecter et porter un petit pansement mais ça va déjà bien mieux.
Côté entrainement, j’ai enchaîne de l’intensité à pieds et des séances à vélo. L’entrainement de ce matin fut une bonne séance de 1h20 sur home trainer suivi de 4500m à pieds taquet !
Demain, on retourne à l’entrainement avec 2 séances sur la journée.

FINISHER !

FINISHER du 100km des étangs de Sologne en 8h’47’37s ce qui me classe en 7e position.
Épreuve disputée avec une météo lourde, 27° dès midi.
Je n’avais qu’un seul objectif: franchir la ligne d’arrivée et je crois que j’ai pas trop mal réussi mon coup pour une première et m’étant décidé à le faire il y a 2 semaines.
Ce soir, je suis devenu un 100 bornard !
Rêve de gosse réalisé… mais qui en appelle toujours d’autres.

Compte rendu:

Arrivée sur site vendredi en fin d’après-midi. Je dormirai ce soir dans le gymnase municipal mis à disposition par l’organisation. J’y retrouve une quarantaine de participants qui ont choisi eu aussi…ce mode couchage ! Gonflage du matelas pneumatique, repos, quelques étirements, pasta Party ( je ne mange que des pâtes sans sauce bolognaise et sans crudités ni salade de fruits. Par contre, je prends un morceau de gâteau sports Fenioux que j’ai emmené dans mon sac) et il est déjà l’heure de se coucher. Il est 21h, il n’y a quasi plus un bruit dans la salle, tout le monde e st couché. La tension est palpable, la crainte visible sur tous les regards.

C’est mon premier 100km à pieds, je me suis décidé à le faire il y a deux semaines. Je n’ai donc pas fait de prépa spécifique 100km mais qu’importe: je suis venu pour être un 100 bornard… La stratégie est de prendre un rythme permettant d’aller au bout sans casser . C’est vraiment ça mon but premier.

Levée pour 4h30 soit 2 heures avant le départ. Au petit déj, je choisis de manger 2/3 de mon gateau sports Fenioux et j’y adjoints pain et confiture.

Je prépare les petits sacs perso que j’ai prévu de disposer sur 4 points de ravitaillements: km 25,45,65 et 85. Un coup d’oeil sur la liste des engagés pour constater que je suis le deuxième plus jeune sur l’épreuve: le 100km est une distance qui fait peur ?…
Je prépare mes chaussures de courses, les KIPRUN COMP Kalenji et choisis de porter des lunettes de soleil, celle nouvellement reçu par mon partenaire ORAO by DECATHLON.

Il est 6h30, coup de sifflet…C’est parti.

Dès le départ, j’entame la discusion avec un coureur qui visiblement me connait. Il a un rythme qui est celui que j’ai choisi moi aussi d’adpter soit 4’45 au kil. Nous discutons de tout, de rien ,du boulot, des enfants, de la course aussi. ceci n’est pas innocent, cela va permettre de ne pas psychoter et d’avaler plus facilement la première heure de course. Sébastien(c’est son prénom) est rejoint par son accompagnateur à vélo. Un monsieur qui possède une expérience sur la distance et qui distille quelques conseils auxquels je prête attention de manière furtive. Moi, je ne voulais pas d’accompagnateur à vélo pour une première.
km 20: nous décidons d’un arret pipi. Je repars un peu avant lui et prends mon rythme seul.
km 25: au ravito, je récupère ma musette perso où j’ai glissé 2 tubes et un Balisto. Je met un des 2 tubes dans mon short et mange le reste.

Il me rejoint au ravito du km 35 où je prends le temps de boire et manger une 1/2 banane.

Passage au km 42,195. Les sensations sont bonnes le geste est propre, je suis régulier. Nous entamons une série de montée-descente qui usent l’organisme d’autant que le thermomètre affiche 26°.

Ravito du km 45, je prends ma 2e musette avec cette fois un bidon. Au détour d’un virage, je reçois les encouragements « Allez Éric ». Sympa

km 50: mi course passage en 3 heures 57

km 55, la fatigue commence à s’installer. Je suis toujours plus ou moins avec celui avec qui je parti sur les 1er km(Sébastien). Le parcours nous fait emprunter de petites routes qui nécessitent de relancer.

km60: un camion de pompiers est en travers de la route. A l’intérieur, il y a le coureur qui était en tête jusque là et qui s’est écroulé de fatigue à cet instant. Il abandonne.

km 65: le ravito est tout proche, je fais le choix de m’y attarder un peu plus car j’ai disposé dans ma musette (déposé à ce poste) de la pommade apaisante pour les pieds. Je m’arrête, m’assoie quelques instant et met de la pommade ce qui me fait un bien fou. Un athlète me passe.

Cette fois, je sens que l’organisme commence à décliner, il faut lever le pieds. Je ne suis pas heurté mécaniquement, ma foulée reste propre et c’est ça le + important. Mais je sens bien que je n’arriverai peut être pas à conserver le rythme jusqu’au bout donc je ralentis et je marche même quelques instants.

km70, au détour d’un virage un nouveau ravito. Je prends une bouteille d’eau tandis qu’un poste CD installé sur la table crache du DALIDA à tue tête. Les bénévoles me crient: Allez Courage ! Pas de soucis, je suis déterminé.

km72, je reprends Sébastien et un autre qui a un coup de moins bien tandis qu’un autre athlète me passe.

km74: Je conserve mon rythme, je laisse filer un peu mes adversaires jusqu’à ce que j’en reprenne un en pleure comme un gosse, pétri de crampes. Son accompagnateur parait désemparé.
Mon rythme est désormais autour de 6’/kil et je cherche à ne pas accélérer. Trop peur de ne pas arriver au bout, la mécanique est sur un fil à cet instant: entre douleurs, fatigue, mental,doutes et envie.

km 80: le ravito est en vue, j’interpelle au loin une des bénévoles:  » est ce que je peux emprunter votre téléphone, juste pour appeler ma femme et lui dire que je suis toujours en piste ? ».  » Bien sur » me dit-elle. Vite fait, je rassure ma femme, la conversation dure à peine 25secondes. Mais en fait, elle me permet de reprendre des forces mentales.

km 90: des grandes lignes droites se dressent. Déjà 7h48 de course. Le ryhme reste le même, la foulée reste propre et c’est hyper important. je sens que ça va le faire.

km 96: je rejoins un coureur, le pauvre n’arrive même plus à courir. Il marche.

Je franchis la ligne en 8h37’47 en 7e position homme. La délivrance !
Je signe 2 photos dédicacés à un enfant qui me les tend: du bonheur.

A l’heure du bilan, je suis très satisfait d’être aujourd’hui un 100 bornard: rêve d’enfant réalisé. Moi qui ai toujours considéré ces coureurs comme des extra terrestres, je vais devoir revoir mon jugement !
J’ai sans doute été un peu trop prudent au 2/3 de l’épreuve en levant le pieds peut être un peu trop mais honnetement je n’aurai sans doute pas pu aller au bout à 5’15 au kil et j’ai préféré assurer le coup.
Je n’avais pas préparé la distance, à coup sur il faut le faire un minima. Mais cette été, il était hors de question de tout miser sur cela surtout lorsque je regarde mes derniers résultats estivaux et que je repense que j’ai décidé ma participation il y a 2 semaines !!

Il y a aura un autre 100km à mon programme, ce sera vraisemblablement en septembre 2014 à Miliau ou à nouveau en Sologne qui sera terre du championnat de France de la distance. Cette fois, fort de ma première expérience, je serai mieux armé et préparé pour la distance. Cela dépendra en partie si je parviens à être retenu pour participer à la CCC (Courmayeur Champex Chamonix 105km) du 29 aout prochain. Même si j’ai rempli les conditions de sélection (je dispose de 3 points UTMB alors qu’il en faut même que 2), un tirage au sort attribuera 2000 dossards à une épreuve qui fait fasse à 4000 candidatures environ. Une chance sur 2 d’y être, réponse le 16 janvier date à laquelle l’organisation rendra public la liste des heureux élus.

Place à quelques jours de repos avant de se projeter sur le marathon de La Rochelle du 24 novembre.

Temps de passage:
km 5: 22’36 km 10: 24’31 km 20: 46’54 km 25: 24’05 km 30: 23’05
km 35: 24’47 km 40: 23’28 km 45: 22’45 km 50: 24’14 km 55: 24’49
km 60: 25’36 km 65: 26’28 km 70: 28’59 km 75: 29’54 km 80: 31’32 km 85: 31’46
km 90: 31’40 km 95: 30’20 km 96: 5’57 km 97: 5’38 km 98: 6’00 km 99: 5’55

photos à suivre

Etre Un cent bornard: je me lance…

CHANGEMENT DE PROGRAMME

Direction Les 2 Alpes pour un week-end de cyclosportives avant de m’aligner sur…le mythique 100km.

Je change mon programme de course, voilà plusieurs jours voir même plusieurs semaines que j’y songeais.
Ce week-end, direction la Granfondo Les 2 Alpes en 2 étapes: un chrono en montagne de 9km le samedi sur les pentes de la montée des 2 Alpes et 150km au programme de l’épreuve en ligne avec 4 cols de haut montagne le lendemain.
Une grosse charge physique qui s’achèvera par 1h45 à pieds le dimanche soir en entrainement.
J’ai aligné des distances à pieds depuis 1 mois (entre autre un 50km il y a 2 semaines) , je suis physiquement et mentalement dans la bonne spirale. Prendre le départ d’un 100km est pour moi un rêve de sportif. C’est sans doute plus dur encore que je ne l’imagine, sans doute et c’est même sur faut-il préparer l’échéance des mois avant. Mais j’ai cette épreuve dans un coin de la tête depuis le début de l’année et le mythique 100km des 1000 étangs de Sologne se déroulera le 31 aout…

Je n’aurai qu’un seul objectif: tenter par tous les moyens d’être un cent Bornard, être un ultra marathonien, un finisher tout simplement. Je n’ai fait aucune préparation spécifique pour un 100km.
Pas d’objectif temps, juste y arriver et entrer dans le cercle fermé des cent bornards, ces extra terrestres pour certains !
Je m’étais dit la même chose lorsque j’ai bouclé mon 1er marathon en 2009, 6 autres ont suivi depuis série en cours !
Bien sur, j’ai déjà réfléchi aux détails pratiques, au déroulement de la course, à la préparation physique, aux aspects autres. Il restait à prendre la décision de s’engager: je tente, qu’ai je à perdre si ce n’est le regret de ne pas être allé au bout de mon idée… Je prends peur l’espace d’un instant, j’hésite, j’en parle à mon épouse et ma fille me dit: « t’as peur de quoi ? de qui ? Le meilleur moyen de savoir, c’est d’essayer Papa alors hop tu remplis ton bulletin d’engagement!
Faut toujours écouter les femmes…

VICTOIRE

En Haute Maurienne, Eric a remporté aujourd’hui le semi-marathon du Mont-Cenis le plus haut d’Europe. A 2000 mètres d’altitude et sur un parcours faisant le tour du lac au prix de 450 mètres de dénivelé et d’un fort vent d’altitude. Il a bouclé l’épreuve en 1h18’00 » (à 11 petites secondes du record de ce semi). Détaché à 3, il est parti seul après 9 kilomètres dans une partie montante sur chemin après la traversée du barrage.
250 participants étaient au départ de cette épreuve située bien haut dans la montagne…..!

2e de l’Alpe21

Eric a terminé hier matin 2e de l’Alpe21, la montée de l’Alpe-d’Huez en course à pieds, en 1h02’07 » (2’30 » de moins que l’an passé). C’est donc la 2ème fois consécutive qu’il termine à cette place au terme de cette épreuve.
Eric n’a pas pu accompagner le vainqueur du jour, Benjamin Choquert (membre de l’équipe de France de duathlon), dès le début de la course. Eric était 3e à mi-pente avant de revenir sur le colombien Juan Pablo Rangel qu’il talonnait et termine à 1’20 » de Choquert à l’arrivée sous un grand soleil.
Résultat très safisfaisant à 3 jours, donc dimanche, de sa participation au semi-marathon du Mont-Cenis qui est le plus haut d’Europe.

Alpe21

Eric participera jeudi matin à l’Alpe21, soit la montée de l’Alpe-d’Huez en course à pieds, qu’il avait terminé à la 2ème place l’an dernier en 1h04’18 ».
Une bonne préparation à 3 jours du semi-marathon du Mont-Cenis, le plus haut d’Europe!!!!!.
….

Vainqueur de l’EDF Trail Mont-Cenis!

Exceptionnel: Eric a remporté l’EDF Trail du Mont-Cenis et ces 50 kilomètres de course!!!!!!!!!!
Voici son sms:
« J’ai remporté aujourd’hui l’EDF Trail Tour du Mont-Cenis (73), long de 50 kilomètres et 2600 mètres de dénivelé. La victoire sur une épreuve de ce calibre, classée par les plus exigeantes en France, est une terrible satisfaction!!!!
Je n’étais pas parti dans cette optique mais après 4h55’26 » de course à pieds, c’est bien moi est ai passé le portique d’arrivée en premier….. Le deuxième est à 9min et le troisième est à 12min, c’est un italien.
J’ai construit mon succès entre le km26 et le km30 où je suis revenu sur la tête de course avant de les distancer sur une partie pentue à travers la haute montagne. Les paysages ont été à couper le souffle: quelle merveille….. »


Prochain rendez-vous: l’Alpe21 (la montée de l’Alpe-d’Huez en course à pieds) le jeudi 15 août. Eric avait terminé cette épreuve à la 2ème place l’an dernier.

Aout sera fait d’aventures

Avant de m’aligner sur la cyclosportive Les ballons Vosgiens du 1er septembre où j’essaierai de faire mieux que ma 2e place(!) de 2009, le mois d’aout va être intense…
J’ai longtemps hésité pour décider de mes compétitions à venir, annonçant dans un premier temps un programme avant de finalement en valider officiellement un autre que voici:

Dimanche 4 aout, je serai au départ de l’immense CENIS TOUR TRAIL (73) long de 50km au départ de Lanslebourg !
Au travers la haute montagne et des paysages à couper le souffle, en semi auto suffisance et pour 2600m de dénivelée, je vais participer à mon premier trail de ce type: une grosse aventure ! Totale découverte pour moi, jamais je n’ai fait un truc pareil, jamais je n’ai couru de trail comme ça et l’objectif sera vraiment d’être finisher (en entier et sans me perdre !) avec à la clé 1 point UTMB.
Ce petit point est hyper important car il me permettrait d’en cumuler 3 sur l’année 2013 et de postuler à la CCC 2014
Ce seront mes premiers repères en vue je l’espère de cette Courmayeur Champex Chamonix 110km de 2014 puis l’Ultra Trail du Mont Blanc 165km de 2015 (2015 qui verra sans doute un reve de sportif se réaliser au printemps, réponse dans quelques semaines)
Le trail de l’étendard auquel j’avais pensé participer le 25 aout ne donne pas lieux à des points et ça m’embette un peu dans la mesure où j’ai cela en tête. Il est aussi à une date qui me convient pas donc c’est réglé
Dimanche 4 aout donc, place à l’aventure: couverture de survie,sifflet,réserve alimentaire et trousse de soins obligatoire au départ, tel est formulé le règlement de l’épreuve donc ça veut déjà tout dire !!



Mercredi 15 aout,je prendrai le départ de ALPE21 qui est une course à pieds internationale sur les pentes de la montée de l’Alpe d’Huez: départ au pieds, arrivée au sommet ! Attention, montée droit devant ! J’ai fait 2e l’an passée.
Alpe 21 est une épreuve géniale et très dure (sans doute plus dure qu’une montée à vélo de mon point de vue personnel), qu’il faut faire pour savoir ce que c’est…

Dimanche 18 aout, je serai au départ d’une épreuve auquelle « je rêve » de participer depuis 3 ans à savoir le semi marathon du Mont Cenis. Je reverrai donc le Mont Cenis 2 semaines après avoir fait son trail ! Cette épreuve est le plus haut semi marathon d’Europe avec un parcours qui oscille entre 1960 et 2100m d’altitude. Le parcours est loin d’être plat et propose le tour du lac. Ce semi marathon doit être magique et j’espère tirer profit de séances d’entrainement sur piste que j’effectuerai à 2000m d’altitude les 2 semaines précédents ainsi que des entrainements vélo dans les cols.

Samedi 24 aout, j’irai découvrir une épreuve dans le sable, au bord de mer. Il s’agit d’une des plus belles de France: l’enduro des sables d’Agon Coutainville (50). 700 participants sont attendus sur les 14km du parcours 100% sable fin ou humide et en longeant la mer descendante. C’est une épreuve internationale dont les Africains occupent chaque année les premières places.