Le Raid Extrème Vosgien J-2

J’ai bien récupéré du tour du mont Blanc. Mes sacs sont préparés, j’en disposerai 1 au ravitaillement du col du calvaire(km 300) et du petit ballon( km420). ce dernier devrait correspondre au 2/3 de la nuit et sans doute je me changerai entièrement d’autant que des orages sont annoncés.
J’ai choisi de prendre part à l’épreuve sans assistance et la différence majeure avec « un assisté » réside dans le fait qu’il pourra bénéficier de l’aide à la navigation et durant la nuit de l’éclairage du véhicule de son suiveur(en + de l’assistance mécanique, psychologique et matériel) contrairement à moi.
Je me suis bien imprégné du parcours sur carte et j’ai préparé des fiches road book plastifiées que je mettrai dans mon maillot; il est important de tenter de perdre le moins de temps possible à chercher son chemin…
Coté matériel, j’opte pour un petit plateau de 38 dents et un prolongateur. Coté éclairage, je conserve ma lumière « habituelle » qui est très performante. Cependant, j’ai prévu une lampe de secours(dans le sac du petit ballon) en cas de panne.
Niveau alimentation, difficile de prévoir du grand changement et je profiterai de l’alimentation proposé aux points de contrôles. J’ai malgré tout acheté des choses sucrées qui me feront plaisir à manger.
Niveau vêtement, j’ai prévu une paire de gants longs, un 2e mailot et un sans manche gilet jaune pour la nuit. Inutile de se couvrir de trop non plus(en dépit d’une nuit annoncée fraiches sur les crêtes vosgiennes) car il va falloir respirer.
Il y a une petite boule au ventre, une petite peur aussi… Je m’attaque à un sacré chantier !!

Le Raid Extrème Vosgien

Chaque jour, j’y ai pensé depuis des mois et des mois: cet enchainement tour du mont blanc et raid extrème vosgien….Nous y voilà, j’ai rendez-vous.
Je serai samedi à 8h33 sur la rampe de lancement de départ de l’incroyable Raid Extrème Vosgien, sans doute l’une des seuls épreuves « hors du temps » du Monde.
712km à accomplir non stop,en contre la montre, sans drafting, sans assistance(l’assistance est autorisé ceci dit mais j’ai choisi de m’inscrire dans la catégorie sans assistance: l’aventure la vraie !!) et avec pour seule indication un road book.
Ah, j’oubliais: c’est 12 000m de dénivelée et 25 cols à gravir !
Au terme des 604 premiers kilomètres, une ultime boucle de 108km est proposé pour un « super » classement dit: le raid extrème vosgien +(établi par l’addition du temps effectué sur les 610km et ensuite sur les 110km).
Il faut compter 30 heures de courses environ soit la samedi, la nuit qui suit et une bonne partie du dimanche…
Ma semaine va etre très chargée d’ici là car je dois penser avec minutie à tout ce qu’il faut pour partir(matériel,vêtement,alimentation,cartographie,…), voilà pourquoi le compte rendu de ma 2e place au tour du mont blanc attendra un peu…
Le REV, c’est juste quelque kilomètres de + à parcourir que lors de ma toute première compétition cycliste en septembre 1985 dont voici la photo.
532131_4315903542619_1687400983_n

2e du tour cycliste du Mont Blanc en 11h55

J’ai bouclé aujourd’hui mon 3e tour cycliste du mont blanc en prenant la 2e place d’une épreuve de 330km au travers la France, la Suisse et l’Italie. 300 participants et 12 nations représentées.
Le 1er est Ralph Diseviscourt, un luxembourgeois récent 3e de son championnat national professionnel CLM. Celui même qui m’avait déjà devancé l’an passé. Victime d’une hypoglycémie dans les derniers km du col du grand saint Bernard, je suis revenu sur l’échappée de 4 au prix d une descente…rapide…!
J’ai laissé filé 2 coureurs dans le petit saint Bernard mais j’ai géré l’écart pour à nouveau revenir dans la descente. Ensuite ce fut l’explication dans le col du cormet de roselend et je suis parvenu à prendre la 2e place après 11h55 de course (mon nouveau record) disputée à 28km/de moyenne.
Dans 6 jours je serais au départ du raid vosgiens…
DSCF1375

C’était pas mon week-end…

1 crevaison dans la Madeleine, je répare(à la hâte et en 3’30 à peu près) avec le moral dans les chaussettes et je crève encore dans la descente (j’ai du pincer en montant la chambre à air je pense pis j’avais pas pris le temps de gonfler énorme pour pas perdre trop trop de temps).
En bas du col, j’ai pris la décision de tourner à droite, j’ai retiré mon dossard et je suis rentré à Albertville direct…
C’était pas mon week-end j’ai l’impression….
La mécanique m’a foutu en l’air mon week-end attendu depuis des mois et des mois mais pas grave, on passe à autre chose pis c’est tout.

La Marmotte

Eric termine en 19éme position de la Marmotte, bien loin du résultat espéré au départ.
C’est au sommet du Glandon, première difficulté de la journée que tout s’est joué au bout d’une heure trente seulement. Arrivé au sommet avec dans le groupe des favoris mais placé en queue du groupe d’une 40aine de coureurs, Eric a subit plusieurs cassures dans la descente à cause de chutes, pour certaines très impressionnantes. Au pied de cette descente Eric avait déjà quelques minutes de retard sur les leaders. La course était « pliée ».
Eric a alors décidé de vivre cette journée autrement, « presque » en prenant son temps pour téléphoner au somment du Télégraphe (environ 30éme position à cet instant).
Une crevaison dans le Galibier n’arrangeait pas les choses, et du coup Eric a découvert le ravitaillement au sommet tenu par les chasseurs Alpin.
Par contre l’ascension de l’Alpe d’Huez a été faite à rythme très soutenu.

Le Prix des Rousses

Je termine 7eme du Prix des Rousses ce matin. 40km avec l’ascension de l’Alpe d’Huez et de Vaujany. Les sensations n’étaient pas terribles. Je suis rentré sur le groupe de contre derrière les 2 échappées au prix d’une grosse descente … et d’une chute dans un virage mais heureusement sans gravité ni casse matérielle.
Les jambes ne m’ont pas permise de jouer la place de 3 dans la dernière ascension.
Au total 1h40 de course avec 300 participants. Je suis le 3eme français de l’épreuve.
Demain course de col sur les pentes du Galibier.