Victime d’une blessure impressionnante, l’ancien coureur professionnel du Crédit Agricole Eric Leblacher commence une longue rééducation.

Dans une rue ombragée de Melun le 3 juin à un peu plus de 22h, vision et sensation douloureuses s’entrecroisent. Quelquefois, c’est en redevenant amateur que l’on connaît ses plus graves blessures. Ancien professionnel au sein de l’équipe Crédit Agricole et de la Française des Jeux, Eric Leblacher (ESC Meaux) traverse actuellement une période encore inconnue dans sa vie de sportif. Victime d’une fracture ouverte multiple tibia-péroné lors de la Nocturne de Melun, le coureur âgé seulement de 30 ans se retrouve désormais avec une excroissance de broches et de vis au niveau de la jambe. Une huitaine après son opération, le Meldois se confie au Parisien et se lance un nouveau défi : « j’ai maintenant six mois à reconstruire » dans l’optique de revenir lors du cyclo-cross de Melun en avril prochain. Tout un symbole. Un symbole de guerrier, d’un ancien sportif de haut niveau qui souhaite affronter l’adversité et qui déteste la défaite.

« Je ne laisserai pas tomber le vélo » ose-t-il lancer dans cette situation. Il revient sur les circonstances de sa chute : « c’est un tour où il y avait une prime. Je m’étais un peu échappé, mais je me fais reprendre et il y a un regroupement au moment de disputer le sprint. Quelqu’un vient de derrière, me bouscule, ma roue avant se prend ensuite dans sa roue arrière et voilà. » Et de remettre en cause le système des primes. « C’est super pour les organisateurs d’avoir autant d’argent, mais là, les coureurs sont comme des taureaux lâchés dans les rues. Au bout de 1,3 km, il y avait déjà 150 € de prime… Il ne faut pas s’étonner que des mecs prennent des risques. » Soutenu par d’anciens coureurs ou par Marc Madiot, son ancien directeur sportif à la Française des Jeux, Eric Leblacher ne peut poser son pied jusqu’à la mi-septembre.

Son genou est muré par un fixateur externe de 9 broches et enchaîne les séances de kinésithérapie. Quelques coups durs sont intervenus comme l’œdème contracté à la cheville mais il garde le moral. Vainqueur d’une étape sur l’Etoile de Bessèges en 2006, il a repris du plaisir en remontant sur un vélo, seulement 34 jours après l’intervention chirurgicale ! Ce n’était que 25 tours de pédaliers d’un vélo d’appartement à moins de 5 km/h mais pour un ancien coureur professionnel, remonter sur la machine est un soulagement. L’objectif étant de prévenir la fonte musculaire et de ne pas ankyloser la jambe en lui faisant faire des rotations complètes. La rédaction de Vélo 101 souhaite un prompt rétablissement à Eric Leblacher et nous prendrons évidemment des nouvelles de temps à autre pour vous informer sur l’évolution de sa blessure.

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Velo101.com (2008-07-29)

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