[b]Des mois de préparation[/b], pour huit jours de course dans le désert. Demain, Eric Leblacher (37 ans), l’ancien cycliste professionnel de la Française des jeux, s’envole pour le Maroc afin de participer à son 1 er Marathon des sables, l’une des épreuves d’endurance les plus dures du monde, en équipe avec ses quatre compagnons, également de Meaux.

Le projet est né il y a deux ans : « C’est encore l’aventure et l’inconnu qui m’attirent, explique le Meldois. Avec Bernard, Arnaud, Cyril et Larbi, on joue sur deux tableaux : par équipes et en individuel, puisqu’on a décidé de ne pas s’attendre. » Leblacher va devoir parcourir les 250 km du parcours en quasi-autonomie. Tout a été minutieusement préparé pour être le plus léger possible en fonction de la course en elle-même, des dangers et des conditions climatiques. Pour vous, il a bien voulu déballer son sac à dos pas comme les autres.

[b]SON OREILLER[/b]
« Avec les pieds, la chasse au poids est l’élément essentiel. Mon oreiller ne pèse que 79 g et n’est pas plus grand qu’un paquet de cigarettes quand il est replié. Certains s’en passent pour être plus légers. Moi, je préfère bien dormir. Participer au MDS en dormant à l’hôtel et en mangeant au resto, si c’était autorisé, c’est déjà dur. Dans nos conditions, c’est très prenant mentalement. »

[b]SA POMPE ANTI-VENIN[/b]
«Elle fait partie des choses obligatoires à avoir dans son sac, comme la lampe frontale, le briquet, le sifflet, le sac de couchage et la crème solaire. Mon appareil photo est le seul objet inutile que j’emporte, avec le portrait plastifié de ma famille. »

[b]SA NOURRITURE[/b]
« J’ai essayé de trouver le juste équilibre entre le poids et la valeur énergétique. Pour que ce soit moins lourd, j’ai mis pour chaque jour le contenu de trois sachets alimentaires dans un petit sac congélation, sur lequel j’ai inscrit le nombre de calories qu’il contient. Il y a du salé et du sucré. J’ai tout goûté avec ma femme avant de choisir les menus. C’est plutôt bon ! »

[b]SES CHAUSSURES[/b]
« Je n’ai pas de baskets particulières. Mon choix s’est plutôt porté sur un compromis entre le confort et le poids. Les miennes pèsent 250 g, avec des semelles orthopédiques sur mesure et des guêtres scratchées pour que le sable ne rentre pas. Les pieds, c’est la cause principale d’abandon. C’est aussi le seul soin dont l’organisation s’occupe. Le problème, c’est qu’il faut passer deux heures debout dans la file d’attente. »

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Christophe Lacaze-Eslous
leparisien.fr (2015-04-02)

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