[b]La confiance que lui a portée Marc Madiot déjà récompensée[/b]

[b]LES SALLES-DU-GARDON[/b] Eric Leblacher a remporté en solitaire la première victoire de sa carrière pro, hier, à l’issue de la troisième étape. Echappé depuis le début de course, il a construit son succès dans les quarante derniers kilomètres et obtenu, enfin, le succès après lequel il courait depuis longtemps. Son équipier de La Française des Jeux Sébastien Joly a pris la deuxième place, le Britannique Steven Cummings (Landbouwkrediet), la troisième. Frederik Willems a conservé son maillot de leader.Avec les différents cols cévenols au programme du jour, il était évident que cette étape serait celle d’un baroudeur et après une heure de course, seize coureurs ont trouvé la faille. Avant le départ, l’équipe de La Française des Jeux avait décidé de tout faire pour profiter de ce parcours et c’est avec beaucoup d’opiniâtreté qu’elle est parvenue à remporter son 6e succès de la saison après ceux obtenus dans le Tour du Gabon (quatre) en janvier et par Bernhard Eisel, jeudi, au Qatar.

«[i]En cours de route,[/i] explique Eric Leblacher, [i]je m’étais concerté avec mon équipier Sébastien Joly et nous avions convenus que j’attaque le premier. Je l’ai fait dans l’ascension du col des Baraques, dans sa partie la plus dure. Au bas de la descente, le groupe n’avait que 50 mètres de retard sur moi mais j’ai insisté. J’ai construit mon succès mètre après mètre, seconde après seconde.[/i]»

Ce coureur originaire de Meaux s’est finalement imposé avec 1:30 d’avance sur Sébastien Joly qui avait attaqué sous la flamme rouge. Ce succès est pour lui synonyme de libération. «[i]J’ai bientôt 28 ans et il y a quelques mois, j’étais très inquiet,[/i] raconte-t-il. [i]Je me suis fracturé la clavicule deux fois en 2005 et à la fin de l’année mon équipe du Crédit Agricole ne m’a pas gardé, faute de résultats. J’étais sur le sable; Marc Madiot m’a appelé, m’a engagé et je n’en suis pas revenu. Cette équipe me faisait rêver mais je pensais devoir accomplir une grosse saison pour avoir une chance de l’intégrer. Je peux dire aujourd’hui que cette équipe est faite pour moi. Tout est centralisé en fonction des coureurs.[/i]»

[url]http://www.dhnet.be/dhsports/article.phtml?id=140151[/url]

Gilles Le Roc’h
DHNet.be (2006-02-04)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *