A 28 ans, le coureur pro originaire de Meaux met un terme à sa carrière. Il veut changer de vie alors que son équipe lui avait proposé une prolongation de contrat. Un choix étonnant.

« Je veux donner un nouveau sens à ma vie. Je fais du vélo en compétition depuis 1985, je suis devenu pro, c’était un rêve. Je l’ai accompli. Maintenant, j’en ai d’autres à vivre. » Eric Leblacher (Française des jeux) met un terme à sa carrière professionnelle. Dimanche après le Tour de lombardie, il rangera son vélo et toumera la page.
Avec des passages remarqués au Crédit agricole et à la Française, Leblacher dit stop à seulement 28 ans. Il n’est pourtant pas mis sur la touche. Marc Madiot, son direcreur sportif, vient de lui proposer une prolongation de contrat de deux ans. Seulement, Eric Leblacher a d’autres envies. Il veut accorder plus de temps à son épouse et à sa petite Lola, âgée de 2 ans, en pensant déjà à sa reconversion.

Il va continuer chez les amateurs

Il met un terme à une carrière courte mais intense marquée notamment par une sélection pour le Championnat du monde 2004 à Vérone, des victoires dont Bruxelles-Opjwick, sa première chez les pros, et l’Etoile de Bessèges œtte année ainsi qu’une 33e plaœ sur la récente Vuelta.
« Ce n’est pas un ras-le-bol ni une lassitude, et cela n’a pas de rapport avec ces histoires de dopage que j’entends. Quand on arrive chez les pros, rien ne dit qu’il faut faire quinze ans de carrière. » Celle de leblacher a duré trois fois moins longtemps, mais c’est son choix. Cette envie de remplir les cases de sa vie, Eric Leblacher va, dans un premier temps, l’utiliser encore sur son vélo: « Je veux lui donner une autre plaœ dans ma vie. Je vais prendre ma 18e licence à l’ESC Meaux et relever de nouveaux défis: faire des cyclo-sportives, des cyclo-cross aussi. J’ai quand même été deux fois champion d’Ile-de-France. Je vais disputer quelques épreuves de première catégorie et bien sûr la nocturne de Meaux. Je vais faire tout ça en plus de ma reconversion, que je ne veux pas négliger. »
Cette dernière, il la voit bien au sein d’une collectivité territoriale, dans une mairie par exemple: « J’aime le contact avec la population. Ma femme est secrétaire de mairie, et, à la maison, on parle 50 % vélo, 50 % vie de la commune. Pourquoi ne pas entrer dans une mairie, ne faire que de l’administratif ou quelque chose en rapport avec le sport? Elu ? Ça peut être la continuité de tout cela J’ai envie de m’épanouir autrement»
Leblacher assume sa décision, sans regret et plein de motivation pour sa nouvelle vie. « Une carrière sportive, ça s’arrête de toute façon un jour ou l’autre. J’ai juste devancé l’appel. » Décider de partir aujourd’hui, il y voit même comme un clin d’œil : « Je pars la même année que Schumacher, Zidane, Barthez, c’est un signe. »

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SÉBASTIEN BLONDÉ
Le Parissien (2006-10-16)

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