FINISHER !

J’ai franchi la ligne d’arrivée du 32e Marathon Des Sables après 240km de course et + de 33h d’effort dans le Désert: ce Désert sublimissime où aucune photo ne remplace les pas que tu y fais…

J’ai vécu une aventure sportive et humaine merveilleuse dans un contexte complètement à la marge et qui fait qu’il est très difficile de raconter en détail le MDS tant d’un point de vue sportif que les contraintes.

Volontairement, Je n’avais pas préparé de manière tres spécifique l’épreuve.
81e en 2015, j’avais choisi d’aborder, vivre et de combattre un MDS différemment et pour des tas de raisons.
Je termine 181e (1100 classés) après avoir aussi pris 30′ de pénalité pour jet de bouteille hors zone autorisé ( à quelques dizaines de metres près).
89e,88e sur les 2 premières étapes, j’ai pris la 33e place de la 3e étape ( étape avec 4 ascensions et descentes techniques). 58e au général au départ de l’épate longue; j’ai cédé physiquement pour basculer dans une nouvelle course tout aussi (si ce n’est +) fabuleuse: la douleur peut etre sublime, allez savoir pourquoi…

La très forte chaleur un peu inhabituel à ce point (un record à 49°) a épuisé petit à petit le corps et j’ai même terminé déshydraté le mardi. Sur une prépa « décalée » par rapport aux autres champions (70km au maximum par semaine, champion de France GA de duathlon moins de semaines avant le départ du MDS), je suis rentré dans le rang et je le répète: j’ai bascule sur une seconde partie de course tout aussi fantastique même si j’ai du apprivoiser la souffrance.

Le MDS est une épreuve incroyable,où le temps s’arrête, où la solidarité est indescriptible entre tous les concurrents, le tout dans le Sahara sud Marocain avec ces quelques habitants si tendres avec nous. Nous étions une bande de copains, nous sommes désormais unis à jamais par ces jours de course où chacun est revenu avec la médaille Finisher. Je remercie du fond du cœur « Le Glaoui », il sait qui il est…

Je suis heureux de tourner cette page et de fermer le livre MDS. J’en sors + riche, + heureux, + fort.
J’ai révé de cette épreuve, m’en voici désormais double Finisher (2015 et 2017).

Le prochain rêve à pied s’appelle UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc), ce sera fin août et je me préparer pour y parvenir.
De très belles choses sont prévues sur les 4 prochaines mois, à vélo ou à pied: des choses nouvelles aussi.
programme de course dans la rubrique Programme)

Photos à suivre

J-3

100 bornes 3h15

Un coup à gauche, un coup à droite, en Seine et Marne, dans l’Oise, dans l’Aisne.
Quand on aime, ça peut durer une éternité mais là, faut bien rentrer quand même: faut que j’aille jouer au sable dans 3 jours…!

Marathon des sables J-6

Marathon des sables J-6
Une belle sortie de 3h10 ce matin. 100 bornes
Avec mon nouveau vélo.
J’ai regroupé un peu mes affaires MDS, j’ai aussi posé mes guêtres les chaussures. Tout est maintenant dans un grand carton, j’ai fait un pas…de +.
Je pense commencer demain à tout poser « à plat » pour pointer ma check list et voir ce que je mange chaque jour.
Avant cela, je suis bénévole sur la brocante du village demain matin, pour placer les exposants à leur arrivée.
J’irai m’entraîner ensuite

J-15

Marathon des Sables – J-15

Reçu ce matin l’alimentation pour le marathon des sables.

Le principe de l’alimentation lyophilisée, couplé à la volonté (nécessité?) de chercher le meilleur compromis poids/calories/mode de préparation/goût/richesse nutritionnelle en fonction de ses propres besoins.

Cette recherche est très personnelle, chacun a son propre ressenti, ses propres envies, ses propres besoins, ses propres attentes nutritionnelles, sa propre capacité à manger froid au chaud, davantage sucré ou davantage salé

Il reste à essayer de reconditionner au mieux pour réduire le volume dans le sac.

Compte rendu MDS – épisode 1 – Vendredi 3 avril

Vendredi 3 avril 2015

Le réveil sonne à 5h. Avant de partir, j’ai choisi de faire 30′ de home trainer tranquillement pour solliciter un peu le corps avant un très long trajet annoncé jusque le site du marathon des sables : hé oui, c’est le grand jour…
Il est maintenant 6h30, j’enlasse mes proches et ferme la porte de la maison : c’est parti.
Je retrouve Arnaud,Bernard et Larbi qui sont 4 amis. On part tous les 4 tenter l’aventure et on a même monté une équipe « team KBLÉ »,
Cyrille, l’autre membre de notre team et qui a du déclarer forfait pour le MDS est celui qui nous accompagne en voiture jusque l’aéroport d’Orly.
Le vol TRANSAVIA jusque Ouarzazate se passe sans problème, L’avion est affrété exclusivement pour l’événement donc il n’est rempli que de compétiteurs Français.

Au total, c’est près d’une dizaine d’avions qui sont affrétés.
Arrivée au Maroc, grosse chaleur.
Les formalités à la douane sont longues puis on récupère les bagages. C’est l’organisateur en personne Patrick BAUER, qui nous accueille à la sortie. je lui glisse un petit mot, il me prend dans ses bras:  » bienvenue » me dit-il.

On monte dans le bus pour 6 heures de trajet.

Je découvre les paysages, la nature, les visages Marocains, On traverse des endroits totalement perdus où se perdent quelques habitations de nomades, Des habitants nous saluent de la main, je réponds, La route n’est pas très bonne. j’en profite pur laisser un dernier texto et appeler mes proches car après le réseau ne passera définitivement plus.

On échange entre participants et bien sur entre nous 4. On rigole bien, on se chambre aussi : c’est une grande spécialité de nous 4 : Bernard,Arnaud,Larbi et moi… ! Nous sommes solidaires, il y a des valeurs humaines qui se dégagent et ça sent bon la vie tout ça.
Pause pique nique (fourni par l’organisation), Quelques enfants sorties de nul part viennent auprès des bus. Je donne à l’un d’eux ma petite briquette de jus d’orange.
Il est 23h, on arrive enfin au bivouac situé en plein désert au milieu de nul part !,
Aussitôt, chacun doit prendre trouver sa tente berbère numérotée. Il restera dans ce numéro de tente toute la semaine. Par chance, nous prenons place tous les 4 dans la même et il n’y a qu’une personne en + avec nous, On sera donc 5.
Tout les participants sont désormais arrivés soit 1350 coureurs répartis dans des tentes comme la notre.
Y a pas de lit bien sur, on dort à même le sol empierré avec pour seul protection un tapis : c’est un peu rustique ! La tente n’est en fait qu’un toit donc on voit très bien les étoiles et c’est aéré c’est le moins qu’on puisse dire.

Nous avons le droit à un repas ce soir car l’autonomie alimentaire ne débutera que dimanche matin. On va donc tous les 4 manger un bout autour d’une petite table ronde ou nous somme assis à même le sol ( y a pas de chaises là bas, faut oublier !).
Je sors mon sac de couchage, il est temps de se reposer,
Avant de s’allonger, direction les toilettes…Ah oui, je vous ai pas dit ici y a pas de toilettes donc c’est direction le rocher ou derrière le petit buisson. L’organisation nous distribue des « sacs à caca » » pour faire ses besoins dedans et basta !!! Il y des poubelles ensuite pour mettre sa récolte du matin ou du soir.
Si tu es pudique, tu le resteras pas ou bien tu vas finir le marathon des sables constipé.

Le sommeil ne sera pas très bon car la qualité de « la literie » surprend pour la 1ere nuit ! C’est jour de pleine lune.

On se réveille à 6h, avec le sourire. Nous y voilà !

à suivre…

Yeah !

Ne jamais se laisser dire que quelque chose est impossible:
81e du 30e Sultan marathon des sables

250km 30h de course à pieds 1360 coureurs de 44 nationalités.
Une aventure sportive et humaine incroyable,un moment de partage entre 4 amis partis tenter l’aventure ensemble, un enrichissement de soi, une incitation à l’apaisement, une tranche supplémentaire à mon mille feuilles de sportif.
Qu’il n’ait plus de craintes, le désert me reverra…Inchallah

Mon compte rendu jour par jour à venir avec photos